• 20 June 2017

    La crise du Rif comme analyseur de l’inaccomplissement des politiques publiques marocaines

    La crise du Rif comme analyseur de l’inaccomplissement des politiques publiques marocaines

    La crise du Rif nous met face à une pathologie préoccupante des politiques publiques au Maroc : leur inaccomplissement. Il y a dans le Rif des investissements, des projets, une agence de développement lui a été dédiée, il existe des rapports, des chiffres, des études et des données, un suivi pourrait-on croire – et, cependant, les politiques publiques peinent à atteindre les buts qu’elles se donnent.

  • 4 April 2017

    Nouveau gouvernement marocain: les aléas de l’obstination en politique

    Nouveau gouvernement marocain: les aléas de l’obstination en politique

    Pendant plusieurs mois, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, qui avait conduit le précédent gouvernement et que le roi avait chargé de former le prochain, a refusé la coalition que lui proposait son ministre de l’Agriculture, bien qu’il n’eût pas la possibilité d’en former une autre. La nomination par le roi du numéro deux de son propre parti, Saâdeddine El Othmani, a permis de sortir de ce blocage.  

  • 2 March 2017

    La diplomatie migratoire du Maroc: une alternative à l’Europe

    La diplomatie migratoire du Maroc: une alternative à l’Europe

    Le Maroc vient de réintégrer l’Union Africaine qu’il avait quittée en 1984. Ce retour a lieu après qu’une intense activité diplomatique conduite par le roi Mohammed VI en destination de l’Afrique de l’Ouest comme de l’Afrique de l’Est l’a rendu quasiment inéluctable. Un des outils de cette diplomatie est l’accueil décent des migrants subsahariens.

  • 17 October 2016

    Election législative du 7 octobre 2016: le bipartisme s’installe dans la vie politique marocaine

    Election législative du 7 octobre 2016: le bipartisme s’installe dans la vie politique marocaine

    Le Maroc vient de connaître une révolution. Pour la première fois depuis que des élections s’y tiennent, un parti politique remporte d’affilée deux élections législatives et se voit ainsi, pour la deuxième fois successive, attribuer la direction du gouvernement. À ce fait, à lui seul remarquable, s’en ajoute un autre : l’entrée du Maroc dans une dynamique clairement bipartisane. Comparée à ces deux faits majeurs, la consolidation au pouvoir d’un parti que la presse et les commentateurs aiment à présenter comme « islamiste » n’a qu’un intérêt très secondaire.

  • 22 June 2016

    Débats marocains sur les inégalités devant l’héritage

    Débats marocains sur les inégalités devant l’héritage

    On débat de plus en plus, au Maroc, de l’inégalité des femmes et des hommes devant l’héritage. Quelle pourrait être la traduction politique de ce mouvement d’opinion ? La Constitution de 2011 a créé des instances comme le Conseil national des droits de l’homme, qui empêchent les conservateurs de bloquer les débats ou d’imposer qu’ils s’alignent sur la seule référence islamique. Aujourd’hui, au Maroc, les références sont définitivement mixtes. Des avancées libérales sont-elles envisageables à court terme ? C’est une autre histoire.

  • 3 March 2016

    Éviter le radicalisme: la méthode marocaine

    Éviter le radicalisme: la méthode marocaine

    Dans le traitement de la religion, les politiques publiques marocaines se sont simultanément orientées vers la promotion du pluralisme des références en même temps que vers la préservation d’un ensemble limité de traditions faisant consensus.

  • 23 September 2015

    Maroc: les leçons d’une élection

    Maroc: les leçons d’une élection

    Le Maroc électoral oscille entre le centrisme modernisateur et le conservatisme. Aucune force politique n’apparaît donc porteuse d’une alternative. La stabilité qui s’ensuit n’est pas sans avantages, mais elle peut être porteuse de déséquilibres.

  • 11 May 2015

    Algérie: en finir avec la voracité

    Algérie: en finir avec la voracité

    Accueilli d’abord avec une étonnante désinvolture, le sévère contre-choc pétrolier amorcé en juin 2014 a commencé à éveiller les consciences à la tête de l’Exécutif algérien. Mais vue de l’extérieur, la réponse du gouvernement est non seulement tardive mais elle est surtout bien courte. Les conditions sont pourtant réunies pour lancer de vraies réformes.

  • 6 May 2015

    France-Maroc: une relation familière

    France-Maroc: une relation familière

    Le refroidissement des relations franco-marocaines a pris fin le 31 janvier dernier. A cette occasion, des « spécialistes » du Maroc appellent à une normalisation de la relation entre les deux pays, souhaitant les sortir de cette « exceptionnalité » qui les qualifierait. Mais faut-il vraiment normaliser cette relation?

  • 13 February 2015

    Le « Printemps arabe » après les élections tunisiennes

    Le « Printemps arabe » après les élections tunisiennes

    La réitération d’une élection démocratique en Tunisie ne peut pas ne pas évoquer, par contraste, la situation des autres pays touchés par ce que l’on appelait le «  printemps arabe ». Faisons rapidement le tour des pays plus ou moins concernés.

  • 9 September 2013

    Égypte: retour sur l'éviction de Morsi

    Égypte: retour sur l'éviction de Morsi

    Le président Morsi n’a pas été renversé à la suite d’un coup d’Etat ourdi solitairement par les militaires afin de préserver leurs seuls intérêts ou, pire encore, de s’arroger le pouvoir. Ce coup est, tout d’abord, et principalement, la conséquence inéluctable d’une série d’erreurs politiques et de fautes démocratiques accumulées par les Frères musulmans.

  • 28 August 2013

    Egypte, Syrie: le désarroi de l’Occident

    Egypte, Syrie: le désarroi de l’Occident

    Les événements qui se sont déroulés cet été dans le monde arabe montrent à quel point le «printemps arabe» et son impact continuent de dérouter les gouvernements français et occidentaux, ainsi que les opinions publiques.

  • 8 February 2013

    Egypte: la crise est partie pour durer

    Egypte: la crise est partie pour durer

    Depuis ce qu'il est convenu de nommer la révolution du 25 janvier, l'Egypte n'a connu aucune période de stabilité. Ni la désignation d'un premier Parlement, ni l'élection d'un président issu de l'opposition islamiste, ni l'adoption d'une nouvelle Constitution ne se sont accompagnées de cet apaisement que l'exercice même quelque peu chaotique de la démocratie aurait dû apporter. D'une certaine manière, la révolution n'a pas vraiment eu lieu : l'inquiétude face à la pression des forces libérales a conduit les militaires à contraindre le président Moubarak à partir, mais, ceci concédé, l'Armée a œuvré, en concertation avec les Frères musulmans, à éviter que les choses n'aillent plus loin. Pas davantage que les islamistes, elle n'aime les libéraux.

  • 3 December 2012

    Egypte: à quoi joue Morsi ?

    Egypte: à quoi joue Morsi ?

    La vie politique égyptienne a connu ces derniers jours un regain de tensions. Le président Mohammed Morsi, tout auréolé du succès de son entremise dans le conflit israélo-palestinien, a fait un coup de force : il s’est arrogé, par une « Déclaration constitutionnelle », le pouvoir d’édicter des lois et des décrets qui échappent à la censure des tribunaux et a interdit à la Haute Cour constitutionnelle de se prononcer sur toute demande relative à la Commission constitutionnelle, alors occupée à rédiger le projet de Constitution. Cette déclaration devrait aussi permettre de juger une nouvelle fois  des responsables du régime précédent, c’est-à-dire de les condamner à des lourdes peines, puisqu’on doute qu’il s’agisse de les rejuger pour les absoudre. Enfin, il a en profité pour limoger à nouveau le Procureur général. C’est la troisième fois, déjà, que le président Morsi tente un coup de force : il y a eu, tout d’abord, la tentative de rétablir le Parlement dissout à la suite d’une décision de la Haute Cour constitutionnelle et, ensuite, le premier limogeage du Procureur général. Chaque fois le président a dû revenir sur ses décisions. Pour l’instant, malgré d’assez importantes manifestations, il n’est pas revenu sur celle-ci. Il n’y a pas intérêt, car il s’agit d’une décision charnière : elle est censée permettre la stabilisation de la vie politique dans un équilibre favorable aux Frères musulmans.

  • 15 October 2012

    Egypte: une transition chaotique mais pluraliste

    Egypte: une transition chaotique mais pluraliste

    Cela fait plus d’une centaine de jours que Mohamed Morsi a succédé à Hosni Moubarak comme président constitutionnellement élu. Il ne s’est rien passé de catastrophique ; il ne s’est rien passé de rassurant. Certes, le nouveau président a réussi à écarter le maréchal Tantawi, qui faisait fonction de chef de l’Etat depuis que l’Armée avait pris le pouvoir. On ne connaît pas le détail de cette manœuvre. Sans doute indique-t-elle un accord provisoire avec l’Armée. Elle permet à une génération de cadets, déjà bien avancés en âge, de parvenir au premier plan. Il n’est pas douteux que leur impatience explique, au moins pour une part, la facilité apparente avec laquelle le président Morsi a pu écarter son prédécesseur.

  • 20 June 2012

    Egypte: que se passe-t-il vraiment ?

    Egypte: que se passe-t-il vraiment ?

    Ce qui se passe en Egypte n’est sans doute pas très clair, mais la plupart des commentaires que l’on pouvait lire dans la presse francophone ne contribuent pas à le clarifier. L’annulation de l’élection de l’Assemblée du Peuple, par la Haute cour constitutionnelle, ne peut en aucun cas être décrite comme « un coup d’Etat institutionnel ». Cette juridiction, exemple d’indépendance sous la présidence de Moubarak, avait déjà, par la passé, annulé une élection législative, et ce toujours à propos du problème épineux des candidats indépendants. Par ailleurs, il était de notoriété publique que la loi électorale n’était pas bien rédigée. Techniquement, le coup d’Etat eût résulté du refus des militaires de donner suite à la décision de la Haute cour constitutionnelle qui s’impose aux pouvoirs publics. Cela dit, elle a constitué une aubaine pour eux. Pourquoi ?

  • 13 April 2012

    Egypte: obscurs jeux de pouvoir

    Egypte: obscurs jeux de pouvoir

    L’Egypte se trouve dans une situation compliquée et, à plus d’un titre, intrigante. Les forces armées dirigent le pays. Des élections libres ont cependant eu lieu. Elles ont amené une majorité radicalement islamiste à l’Assemblée du Peuple, composée de Frères musulmans et de Salafistes, les premiers obtenant 47,2% des voix et les seconds 24,7% ; le parti arrivant en tête derrière eux est le Wafd, avec seulement 7,6% des voix. Le jeu des marchandages constitutionnels a commencé.

  • 9 April 2012

    Maroc: les élections ne règlent pas tout !

    Maroc: les élections ne règlent pas tout !

    Les élections législatives de novembre 2011 ont consacré la victoire électorale du Parti Justice et Développement (PJD) et, par là même, la capacité du pouvoir marocain à boucler positivement la période d’incertitude inaugurée, à l’échelle régionale, par le renversement du président Ben Ali, en Tunisie, et, à l’échelle nationale, par la protestation du Mouvement du 20 février (M20F). C’est en ce sens que l’on a pu parler de victoire politique de la monarchie.

  • 24 January 2012

    Regard froid sur le printemps arabe

    Regard froid sur le printemps arabe

    L’année dernière, l’Afrique du Nord et le Proche-Orient étaient agités par ce que l’on a appelé le « Printemps arabe ». On a cru à un jeu de dominos partant de Tunisie, atteignant l’Égypte puis le Bahreïn, le Yémen, la Libye, la Syrie voire, revenant vers l’Ouest, le Maroc. Un an après, la réalité apparaît plus contrastée, plus complexe et, finalement, moins triomphale.

  • 6 December 2011

    Égypte: la démocratie électorale fait ce qu’elle peut…

    Égypte: la démocratie électorale fait ce qu’elle peut…

    Aux élections législatives du weekend dernier, les Frères musulmans ont obtenu plus de 36% des voix, les salafistes plus de 24% et le parti islamiste modéré Wasat (Le Centre) un peu plus de 4%. Cela fait 65% des voix en faveur des islamistes. Il n’y avait aucune raison sérieuse pour que l’effervescence libérale de la place Tahrir modifie la sociologie égyptienne. Mais comment comprendre la nouvelle donne politique ?